Dans un post récent Eric Koester  ((« Don’t Found a Company unless you Love Excel » – Blog Eric Koester 18 octobre 2013)) avance l’idée que le travail d’un entrepreneur ou d’un startupper se résume finalement en sa capacité à résoudre une équation mathématique et donc en sa capacité à manipuler Excel. C’est peut-être abrupt, mais il l’assume!

Le fondateur d’une entreprise ou d’une startup doit ainsi démontrer que les revenus générés par ses clients sont supérieurs aux sommes engagées pour les conquérir. Soit!
Finalement, Eric Koester, un peu provocateur certainement, affirme que ce n’est pas la peine de monter une  entreprise si l’on n’est pas prêt à manipuler Excel.

«La belle histoire» en chiffres

Illustration-Loco-2

Cette idée, largement répandue jusque dans le plus grandes entreprises amène les intrapreneurs ((Intrapreneur : Employé aux comportements entrepreneuriaux – Wikiberal)) comme les entrepreneurs à se perdre dans des tableaux de chiffres qui n’ont que le sens de la «belle histoire» que l’on veut bien leur donner.

Si se concentrer sur nos tableaux croisés dynamiques, répond bien au besoin légitime de lisibilité de notre business, qu’ont nos investisseurs, nos financeurs, nos managers et autres conseils, en est-il de même pour nos clients? Et d’ailleurs qui sont nos clients?

Nous savons que les deux principaux leviers d’adaptation de nos entreprises sont, certes, la maîtrise d’une certaine expertise, mais également la capacité à passer à l’action avec les équipes aussi petites soient-elles. L’enjeu est donc là et non dans Excel!

Nous sommes aujourd’hui pris dans ce que Robert Branche ((« Pourquoi faut-il passer au management par émergence? » – Les Echos.fr 21 janvier 2014)) appel une « interdépendance collective ». Tout ne dépend pas de nous et tout n’est pas prévisible. « C’est un peu comme si nous étions pris dans une immense toile d’araignée : une vibration sur l’une des parties de la toile se propage de partout. »

Peut-être faut-il accepter l’idée que notre notre monde est soumis à l’incertitude et que nous ne pourrons pas tout prévoir.

S’il est essentiel d’avoir une bonne vision de son Business Model, l’enjeu est bien de prendre des décisions, d’être compris et d’entrainer nos équipes et partenaires dans l’action pour créer de la valeur.

Des alternatives pour décider et agir

Illustration-Loco-4Pour apprendre à maîtriser son Business Model, il nous semble que Business Model Canvas ((Business Model Generation)) est l’outil qui synthétise le mieux le processus de création de valeur d’un Business.
Celui-ci permet de visualiser sur un même plan, d’une part : l’offre, les clients, les canaux de distributions, la relation client et les source de revenue et d’autre part les activités, les ressources, les partenaires et la structure des coûts .

Pour ce qui est de favoriser la prise de décision, il semble aujourd’hui essentiel de favoriser la collaboration pour faire émerger de nouvelles solutions. De nouvelles familles d’outils collaboratifs semblent alors tout à fait adaptés .

  • Les outils d’aide à la prise de décision collaborative online (Collaborative Decision Making Software),
  • Les outils de « socialisation d’un processus » (Lecko) ((A chacun son nouveau monde : Etude Lecko RSE tome 5 sur les Réseaux sociaux d’entreprise, 31 janvier 2013)) Exemples : planning stratégique collaboratif, analyse SWOT ((SWOT : Matrice des Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces)) partagée en ligne…
  • Les outils de suivi d’objectifs en ligne (Goals On Track)

Concernant la mise en action, là encore, il convient de faire la part des choses. Le quotidien d’un entrepreneur et de ses équipes doit-il être : Une suite de tâches? Une somme de projets pilotés par les coûts, les délais, les ressources ou la qualité? Ou un plan d’action adaptable servant les objectifs et la finalité de l’entreprise?

  • Pour gérer des tâches quotidiennes, personnelles et simples, il y a les outils de Todo List ((Todo List : Liste des choses à faire)) ou GTD ((GTD : Getting Things done – Faire avancer les choses))
  • Pour gérer des projets métiers, il y a les outils de gestion de projets en ligne. Ces outils sont souvent basés sur des méthodes classiques d’ingénierie en gestion de projets. (Gestion des ressources, chemin critique, dépendance des tâches entre elles…)
  • Pour gérer des plans d’actions, apparaît aujourd’hui, une nouvelle génération d’outils collaboratifs de gestion de projets. Ceux-ci, particulièrement adaptés aux projets transverses, privilégient, l’ergonomie, la simplicité, la souplesse du plan, le travail en équipe et la performance.

Vous l’aurez donc compris, nous pensons que notre travail d’entrepreneur ne peut pas se résumer à une démonstration de création de valeur sur Excel.
La vrai création de valeur se trouve dans les décisions que nous partageons avec nos équipes et dans notre capacité à faire ensemble ce que l’on a décidé. C’est dans cet esprit que nous avons créé Advanseez.

Partagez cet article !